Cartouche d’Encre
Telle une balle tirée
Aussi rapide soit-elle
Nul temps pour respirer
Par cet écrit mortel
Je t’ai bien vu tomber
Comme une feuille morte
C’est d’une rime plombée
Que je te rapporte
Ton dernier souffle
Si soudain, violent
Cette balle encore siffle
Ce son insolent
Qui sépara deux secondes
Qui ne se reverrons pas
Car certes la mort seconde
Nos vies, nos pas
Ô tristesse tu es morte
Au pas de ma porte
Tu as quitté ma vie
Lorsque ce pays m’a ravi
Tu t’es certes effondrée
Quand j’ai rencontré
Cette noble contrée
Ce continent excentré
Paysage de joie
De lumières et sincérité
D’amour pour la foi
Seule source de prospérité
Je t’ai assassiné enfin
Je le pense du moins
Car tu n’as pas de fin
Tu me retrouveras aussi loin.

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